Courriel
de l'Union des Écrivains
N°7 juin 2007
Secrétariat : 53 rue de l’Amiral Mouchez,
75013, Paris. Tél 33/01 45 88 24 07. Courriel : uniondesecrivains@wanadoo.fr
L’union des écrivains publie toujours son journal
l’Intrait d’Union, que reçoivent ses
adhérents. Cette publication se double désormais
de ce Courriel, qui ne remplit pas la même fonction
que le journal. Ce dernier accueille toujours les réflexions
de fond, alors que vous trouverez ici des informations brèves,
ou urgentes. Pourquoi ? Pour disposer d’un moyen souple
et rapide de communication qui nous permet de réagir
vite, et pour nous adresser non seulement aux abonnés
de l’Intrait, mais à toute personne ou institution
que nous croyons susceptible d’être intéressée
par notre action. Sa parution est irrégulière,
selon les besoins du moment.
La Maison des Écrivains n’existe plus
Son esprit est mort
Nous sommes inquiets
Le 8 juin dernier, à la Maison des Écrivains,
une Assemblée générale extraordinaire
a voté des deux mains la proposition cuisinée
par le Conseil d’Administration : désormais
notre maison s’appelle
Maison des écrivains et de la littérature
Qu’entend-on par là ? Les nouveaux statuts
votés illico le précisent : il s’agira
d’assurer la diffusion de la littérature contemporaine
et patrimoniale ! L’argumentaire fourni à l’AGE
prétextait la nécessité de témoigner
« que les écrivains d’aujourd’hui
maintiennent une exigence proprement littéraire qui
distingue leurs livres des produits standardisés
de toutes sortes qui envahissent le marché de l’édition.
» Mais au cours des débats préliminaires,
un intervenant a mangé le morceau. Il a déclaré
qu’il fallait en finir avec certains rappels historiques.
Il n’a pas osé dire « Mai 68 ».
Cette nouvelle dénomination porte atteinte à
la vocation de la Maison des Écrivains que l’Union
des Écrivains appelait de ses vœux dès
Mai 68, justement, et que le Conseil Permanent des Écrivains
a définie, à l’invitation de François
Mitterrand.
Rappelons-le en quelques mots. La maison des écrivains
est la maison de tous les écrivains et non celle
d’un club d’adhérents. Elle a toujours
voulue être un lieu d’accueil, de rencontre,
d’échanges favorisant la création. A
l’origine, elle devait même comprendre des chambres
pour accueillir les écrivains de passage. Elle devait
être un lieu de vie pour les écrivains, un
lieu où ils se ressourcent matériellement
et spirituellement.
Si la Maison d’hier ne remplissait que partiellement
cette vocation, elle ne l’avait pas encore oublié.
Demain, elle va se développer dans le sens esquissé
depuis deux ans déjà. Car déjà
la littérature a commencé à sortir
les écrivains de leur maison…
Que faire ? Demander à ce machin de s’appeler
de son vrai nom ? Quelque chose comme « Club de promotion
littéraire » et recréer ailleurs une
vraie Maison des Ecrivains ? Ce serait le moment quand celle-ci,
poussée dehors par le Centre National du Livre, n’a
trouvé refuge que dans un local – prestigieux,
certes – où les réunions seront impossibles.
L’Union des Écrivains