Abonnement : Il permet de télécharger
un nombre limité ou non de fichier musical via un site de
téléchargement payant. Les majors et les FAI en proposent
presque tous. Il met en place une alternative au téléchargement
gratuit (ou illégal) ne permettant pas la rémunération
des auteurs.
Accès haut débit : Accès
à Internet permettant de télécharger facilement
et rapidement des fichiers. Sans le haut débit qui permet
de télécharger un fichier musical en quelques secondes
et un fichier vidéo en quelques minutes le P2P n’aurait
pas pris tant d’ampleur. C’est sur ce type d’accès
qu’il était question d’instaurer une licence
globale.
Alliance Public-Artistes : elle réunit
plus de15 organismes représentant les intérêts
des musiciens et des comédiens (SPEDIDAM, ADAMI, FNS, SNM-FO,
SAMUP, SNEA-UNSA, UMJ), des photographes, dessinateurs, plasticiens
(SAIF, UPC, SNAP-CGT), de producteurs indépendants (Quartz
Electronic Music Awards), des éducateurs (La Ligue de l’enseignement),
des familles (UNAF), des internautes amateurs de musique (Les Audionautes)
et des consommateurs (CLCV et UFC Que-Choisir).
Ensemble, ils ont développé un projet qui permet au
public et aux artistes de bénéficier de tout le potentiel
de la révolution numérique, au lieu de les en priver
par le cloisonnement des marchés et la mise en place systématique
de mesures de protection. Ce projet, c’est la licence globale.
Amendement : texte proposé par un ou des
députés à l’occasion d’un projet
de loi afin de le modifier ou de le compléter. Ici, les amendements
153 et 154 ont été adoptés en complément
du projet de loi DADVSI remettant en question une partie du reste
du projet concernant la riposte graduée proposée par
le gouvernement et les conditions de mise en place des DRM.
Ayants droit : Ensemble des personnes physiques
ou morales bénéficiant du droit d’auteur sur
une œuvre. Il peut s’agir des descendants d’un
auteur, mais aussi d’un producteur ou éditeur à
qui l’auteur a cédé des droits patrimoniaux.
Copie privée : C’est une exception
au droit d’auteur accordée au particulier pour qu’il
puisse enregistrer une musique à la radio, copier une cassette
ou un CD, enregistrer un film à la télé,…
à la condition que la reproduction de l’œuvre
soit réservée au copiste pour son usage personnel.
Cette exception au droit d’auteur existe depuis 1957, elle
a été complétée en 1985 par l’introduction
d’une taxe sur les supports d’enregistrement (cassette
vierge, cd vierge,…). L’argent récupéré
étant redistribué aux auteurs et ayants droit des
œuvres copiées. Depuis l’apparition du numérique,
cette taxe s’est étendue aux CD et DVD vierges et depuis
janvier 2006 aux clés USB et aux disques durs de plus de
80 Mo.
CSPLA : Conseil Supérieur de la Propriété
Intellectuelle et Artistique.
Exception culturelle : privilège accordé
aux biens et services culturels permettant notamment de les protéger
dans le cadre d’accords commerciaux.
FAI : Fournisseurs d’accès Internet.
Directive européenne (sur l’harmonisation
de certains aspects du droit d’auteur et des droits voisins
dans la société de l’information) : Texte adopté
par le conseil de l’union européenne et le parlement
européen à l’attention des pays européens.
Adoptée le 22 mai 2001 elle transpose un traité international
de 1996 : le traité de l’OMPI et suppose de la part
des pays européens une application au niveau de leur loi.
La France a attendu décembre 2005 pour examiner le projet
de loi issu de cette directive, la loi DADVSI.
Les principales dispositions du texte concernent l’exception
au droit d’auteur et aux droits voisins en particulier au
profit des handicapés (articles 1 à 3), les mesures
techniques de protection et d’information dans le domaine
des droits d’auteur et assimilation au délit de contrefaçon
des atteintes à ces mesures (articles 6 à 15), Conditions
d’exercice du droit d’auteur des agents publics (articles
16 à 18), l’actualisation de la loi de 1992 sur le
dépôt légal (article 21 à 27). Il faut
savoir que 256 amendements ont été déposés
dans le but de modifier le texte. La loi Davsi a été
promulgée le 21 février 2006, interdisant le téléchargement
et la copie privée. Les consommateurs peuvent f&aire
appel, à un conseil de médiateurs jugant au cas par
cas.
Download : acte de télécharger un
fichier sur Internet ;
DRM (Digital Right Management) ou MTP (mesure technique
de protection) :
Les mesures techniques de protection font partie d’un des
gros débats lancés par le projet de loi DADVSI. Le
texte prévoit de les légitimer et de les protéger
juridiquement : les contourner sera assimilé à de
la contrefaçon (désormais interdit de copier son DVD
pour l’emmener dans sa maison de campagne par exemple) et
il sera interdit de critiquer et commenter les failles des DRM afin
d’assurer leur efficacité et éviter leur craquage.
Les MTP équipent déjà CD et DVD du commerce
empêchant ou gênant la duplication des œuvres.
Les formes les plus évoluées sont des appelées
DRM (gestion des droits électroniques) elles comportent des
informations sur les titulaires des droits et permettent de gérer
certains usages : nombre de lecture limitée, nombre de copie
limitée (cette technique existe pour les CD mais pas encore
pour les DVD), destruction du fichier au bout d’un temps précis,
qualité d’écoute… Elles mettent en place
de nouveaux modèles économiques du commerce culturel
: location via Internet, essai d’un fichier avant l’achat,
qualité minimum pour moins cher et inversement,…
Les MTP posent de réels problèmes juridiques : elles
violent le droit de respect de la vie privée à cause
des contrôles à distance de l’utilisation des
œuvres qu’elles protègent, elles interdisent la
copie privée dont l’exception est reconnue par la loi
et gênent l’utilisation des œuvres achetées
en raison du manque d’interopérabilité entre
les différents systèmes pour des raisons de concurrences
industrielles : impossible de lire un fichier téléchargé
sur itunes Music Stoire sur un autre baladeur qu’un Apple,
de même pour un fichier de vidéos à la demande
impossible de le lire sur un logiciel non développé
par Microsoft. Le droit de jouir de son achat semble assez compromis.
A l’heure d’aujourd’hui les articles les concernant
n’ont pas été étudiés et pourraient
être modifier avant la deuxième lecture prévue
pour fin février 2006.
Droits voisins : Extension des droits d’auteur
aux artistes interprètes et aux producteurs. Les droits voisins
expirent au bout de 50 ans après la première diffusion
de l’œuvre.
Économie de flux : Économie basée
sur des échanges de flux à l’opposé d’une
économie basée sur la vente d’objet physique.
Économie marchande : Basée sur la
vente d’objet ou de service, c’est l’économie
actuelle sur laquelle se base le marché de la musique actuelle.
Jurisprudence : ensemble des décisions
de justice sur lequel on peut s’appuyer pour soutenir un argument
juridique au même titre que l’on se base sur les lois
pour défendre telle position.
Licence globale : Option d’abonnement Internet
payante permettant à l’abonné d’échanger
des fichiers via les réseaux (P2P, email, messagerie instantanée,…).
L’argent généré et récupéré
par les FAI serait distribué aux sociétés de
gestion de droit d’auteur qui le redistribuerait équitablement
entre les auteurs et ayants droit afin d’assurer une juste
rémunération pour les copies effectuées. Cette
licence globale a remporté assez de succès à
l’assemblée qui a voté des amendements au projet
de loi DADVSI permettant de la mettre en place. Les conditions de
son fonctionnement restent à définir et posent des
questions juridiques, économiques et philosophiques entraînant
un débat public et opposant farouchement les partisans du
pour et du contre. Pour plus d’info, vous pouvez lire la question-réponse
de la licence globale.
Licence légale des Webradios : Évoquée
par l’amendement socialiste 83 (qui a été rejeté),
elle permettrait aux Webradios de ne pas négocier les droits
pour chaque titre diffusé. À l’égal des
radios hertziennes qui bénéficient de ce régime.
Logiciel d’échange : Logiciel téléchargeable
gratuitement sur Internet permettant les échanges de fichiers
entre Internautes. Le principe est simple, vous entrez le nom d’une
œuvre ou d’un artiste et le logiciel repère automatiquement
les ordinateurs proposant ces fichiers et vous permet de les télécharger.
OMPI : Organisation Mondiale de la Propriété
Intellectuelle.
Traité de l’OMPI : Proposé à la communauté
internationale en 1996, inspiré des accords ADPIC, il met
à jour la Convention de Berne (1986) pour répondre
aux préoccupations liées à l’apparition
de nouveaux supports de numériques : CD, DVD. et à
la multiplication des moyens de reproduction et diffusion : Internet,
MP3, DivX,…
Le traité reconnaît que la diffusion sur Internet est
contrainte au droit de représentation, il instaure le droit
de distribution (droit de mise
à disposition du public par la vente) et le droit de location.
Enfin il précise que le stockage d’une œuvre sur
un support électronique
constitue une reproduction.
OMC : Organisation Mondiale du Commerce
Accord sur l’Aspect des Droits de la Propriété
Intellectuelle qui touche au Commerce (ADPIC) : Ces accords conclus
dans le cadre de l’OMC prévoient de protéger
les biens culturels au nom de l’exception culturelle qui sont
alors exclus des accords commerciaux internationaux.
Peer cash ou nœud de réseau : Serveurs
intermédiaires sur lesquels sont stockées provisoirement
les œuvres et dont l’analyse permet de décoder
les flux qui circulent sans heurter la protection de la vie privée
des internautes. Ces analyses permettent de savoir combien de fois
un titre est téléchargé et de rémunérer
son auteur en conséquence.
Réponse graduée : Système
de répression du P2P imaginé par l’industrie
du cinéma. Le principe est d’alerter l’internaute
pirate par des emails d’avertissement, puis une lettre recommandée
si la fraude continue. Enfin une amende en cas de récidive.
Ce système suppose une modification de la loi qui pour le
moment menace de manière plus directe les internautes. Ce
système impose une surveillance des réseaux et une
constitution de bases de données par les FAI ce qui est contraire
au droit au respect de la vie privée. Cette réponse
graduée fait partie du projet de loi du gouvernement, mais
devient inutile si les amendements votés au mois de décembre
sont maintenus. Ils autorisent le téléchargement en
échange d’une option d’abonnement payante permettant
de rémunérer justement les auteurs des œuvres
téléchargées.
Réseaux P2P privés : C’est
un réseau auquel on ne peut accéder si on n’est
pas inscrit sur la liste. Ce réseau peut être limité
à un cercle d’amis par exemple qui pourront alors échanger
entre eux via Internet leur fichier respectif. Ce réseau
peut également être mis en place entre des centaines
d’internautes qui ne se connaissent pas grâce à
des logiciels tels que….
Segmentation du marché : Développement
parallèle de plusieurs modèles économiques
pour un même marché. Par exemple en application sur
le marché de la musique, une segmentation du marché
permettrait de développer en parallèle de la vente
de disque de nouveaux modèles : celui du téléchargement,
celui de l’abonnement, celui des réseaux P2P privés
permettant de basculer progressivement le marché de la musique
d’une économie marchande à une économie
de flux.
Les économistes s’affrontent pour défendre l’intérêt
ou non pour le marché de la musique de basculer vers une
telle économie. Ou encore pour savoir si la licence globale
ne serait pas finalement un moyen de faire que la majorité
des consommateurs s’engouffrent dans un
modèle unique de consommation de la culture au risque de
bouder l’abonnement et l’achat en magasin.
Signal Simulcasting : procédé permettant
aux grandes radios hertziennes de diffuser leur signal en simultanée
sur Internet autorisé notamment par la licence légale
dont elles bénéficient à l’inverse des
webradios dont la licence légale n’a pas été
adoptée au cours du vote de décembre menaçant
alors leur existence et du même coup la diversité culturelle
et le libre accès à la culture.
Taxes sur les supports vierges : Taxes mises en
place en pour les cassettes audio et vidéo puis sur les CD
et DVD vierges et enfin en 2006 sur les clés USB et les disques
durs de plus de 80 mégaoctets. Beaucoup s’interrogent
sur cette taxe qui est censée rémunérer les
artistes en contrepartie des copies privées que le public
peut effectuer sur ces supports. Soit cette taxe est trop peu élever
pour rémunérer correctement les auteurs sont peut
penser qu’avec la licence globale elle pourrait disparaître.
Notamment si les DRM sont légalisés.
Upload : acte de mettre à disposition un
fichier sur internet. Cet aspect nécessaire au téléchargement
n’a pas encore été pris en compte par les députés.
Cependant l’alliance public-artiste propose dans son projet
de Licence Globale une solution visant à un accord entre
les FAI et une ou des sociétés de gestion permettant
d’autoriser les particuliers à mettre leurs fichiers
à disposition.
Vidéo à la demande : Système
de location sur Internet ou l’internaute peut visionner un
film lorsqu’il le désire, le fichier étend détruit
après le visionnage ou au bout d’un laps de temps précis.
Il aura fallu un an de négociation entre les FAI et le cinéma
pour aboutir à un accord : les FAI auront le droit de proposer
les films 33 semaines après leur sortie en salle ce qui les
place entre les vidéos clubs et magasins de ventes (6 mois
après la sortie) et les kiosques payants (pay-per-view) du
petit écran (9 mois). Cette autorisation est accordée
en échange d’un reversement des FAI de 5 % de leur
chiffre d’affaire à la création européenne
dont 3,5 % pour les films en langue française.
Webradios : Radios diffusant exclusivement sur
le web dont la particularité est de choisir des lignes éditoriales
en dehors des systèmes grand public. Tous les portails et
sites web français ayant des projets de webradios publics
et privés sont à l’arrêt depuis plus de
2 ans à cause de l’incertitude juridique quant au régime
applicable. Les seules offres de webradios françaises se
limitent à une rediffusion en ligne simultanée et
intégrale de leur programme hertzien (le simulcasting).
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